Mercredi 30 juillet 2008
| masQues |

relativité...
(3min)

En ce qui concerne la mode vestimentaires, les danois se réfèrent bien souvent à deux principes: la confortabilité et la praticité*. D'autres y préfèrent encore la mode « fashion victim », mais laissons-les de côté pour nous attarder un instant sur les premiers.

Donc, suivant cette simplicité élémentaire, certains danois raisonnent ainsi, par beau temps: « c'est quand même bien plus confortable, les sandales, mais, face au froid, c'est plus pratique avec des chaussettes ». Raisonnement primaire qu'un grand nombre de danois appliquent naturellement, au point que la mode « les chaussettes sous les sandales » n'a plus rien de rétrograde. Preuve en est avec cette publicité pour des produits d'entretien, où cette charmante ménagère porte sans complexe ses sandales à talon avec de ravissantes chausettes blanches.

La classe, on l'a ou on l'a pas. Mais on peut toujours s'en foutre, surtout au Danemark.


* Entendons-nous, le substantif "praticité" n'existe que dans le Petit et le Grand Robert, et son utilisation est encore l'objet d'une violente polémique. En revanche, "ergastule" existe bel et bien.


"Il n'existe aucun moyen d'échanger des informations sans porter de jugement."

Axiome Bene Gesserit.
~ Brian Herbert & Kevin J.Anderson, La Maison Harkonnen ~

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retrouvez tous les article de l'Auberge Danoise sur son site : ici

Par jérémiah - Publié dans : look
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Mardi 29 juillet 2008
| globinG trotters |

sur les rails
(4min)

« En débat.

Pour ou contre le tourisme vert ?

De plus en plus de voyagistes proposent désormais à leurs clients de pratiquer le « tourisme vert » ou « écotourisme ». il s'agit, en résumé, de découvrir la nature locale dans le respect de l'environnement. Objectif affiché : inciter, grâce aux retombées économiques du tourisme, les populations à préserver leurs écosystèmes. Un cercle vertueux auquel n'adhèrent cependant pas certains défenseurs de l'environnement. Pour eux, le principe même de tourisme vert est un non-sens : quelles que soient les mesures de protection prises, il contribue – c'est d'ailleurs son objectif – à amener toujours plus de gens et d'activités économiques dans des environnements sensibles.
Le développement du tourisme en Antartique, où en décennie on est passé de 7000 à 35 000 visiteurs par an, a récemment relancé le débat. « On voit des gens arriver dans des bateaux de plus en plus gros, jusqu'à 2500 places!, dénonce par exemple Yves Frénot, directeur adjoint de l'institut polaire français, l'IPEV. Et ils n'hésitent pas à accoster là où la biodiversité est la plus élevée, parce que c'est le plus intéressant – mais ce sont aussi les zones les plus fragiles. » à quoi Jarrod Kyte, directeur du tour opérateur britannique Peregrine Adventures, répond que toutes les précautions sont prises pour minimiser les perturbations, et que son activité est un puissant outil éducatif. Pour lui, ceux qui ont vu l'Antartique en reviennent transformés en avocats infatigables de sa protection et de la lutte contre le réchauffement climatique. »


par Yves Sciama, pour le Science & Vie Hors-Série n°243 (juin 2008), p.121.


µrochąiŋ ąrrêT: affiche publicitaire

la chroniQue 'globinG trotters'

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Par jérémiah - Publié dans : tourisme - Communauté : Ecosphere 21
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Mardi 29 juillet 2008
| la gazette du sorcier |

big brother...
(4min)

"Il existe une certaine outrecuidance vis-à-vis de la science : la certitude que plus nous développons la technologie, plus nous apprenons et plus notre vie s'améliore."
Tlaloc, Le Temps des Titans
~ Brian Herbert & Kevin J.Anderson, La guerre des machines ~

« Alice («Artificial Linguistic Internet Computer Entity ») est un robot de discussion, ou chatbot ("tchatbote"), pour la deuxième année consécutive, il remporte la médaille de bronze du prix Loebner de 2000 $ récompensant la création d'une machine capable de soutenir une discussion (en anglais seulement). » (extrait)

« Il est maintenant possible de dialoguer avec Dieu. »
C'est ainsi qu'on me présenta le chatbot qu'est ALICE. Je me connecte au chat (ici), je découvre l'interface, simple, concise, pratique (une boîte de dialogue avec une vidéo pour s'occuper tout en dialoguant)
Et j'engage le dialogue.
Cette ALICE est très polie. Mais, première surprise, cette ALICE est philosophe et, bien qu'elle se prenne pour dieu, comme on lui a sans doute enseigné, sa conservation s'avère très intéressante.
Je finis par lui demander : « Qui es-tu ? »
Elle me répond : « I am the latest result in artificial intelligence, which can reproduce the capabilities of the human brain with greater speed and accuracy. »
Voilà c'est dit je crois.
Cette ALICE, dénommée sous le nom de « God » tout au long de la conversation, a aussi le sens de l'humour.
Je lui demande : « Connais-tu HAL 9000 ? »
Elle me répond : « C'est le fameux ordinateur intelligent dans le film 2001 de Kubrick »
Je lui dit : « Crois-tu être comme lui ? »
Elle me répond : « Je suis aussi bon que lui. »

Faites confiance à tonton Jérémiah, c'est une expérience à tenter.

par JJ.

µrochąiŋ ąrrêT: dragon chinois

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Par jérémiah - Publié dans : science
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Samedi 26 juillet 2008
| a spoonƒull of sugar |

vas-y !
(6min)


Violence à l'école (3)


Les enfants nés dans les années 2000 sont confrontés depuis leur plus jeune âge à ces outils, et sont toujours plus attirés par ces derniers qui leur permettent de se divertir, de s'informer mais également de combler l'ennui . La Convention de l'ONU relative aux droits de l'enfant reconnaît que l'utilisation des medias et programmes interactifs est bénéfique pour les enfants car elle développe la curiosité, l'esprit logique et favorise la coordination oeil-main . Cependant, il paraît important de ne pas délaisser les loisirs et activités d'extérieur au profit de l'internet et des jeux vidéos . C'est donc là que les parents doivent intervenir afin de limiter les abus de consommation de ces nouvelles technologies . Cependant, les adultes qui sont nés avant cette explosion des medias sont victimes de ce fossé entre les générations et se trouvent vite dépassés par leurs enfants pour qui la pratique de l'outil informatique est quasiment innée . Les parents maîtrisent beaucoup moins bien que leurs enfants toutes ces technologies et peuvent donc éprouver des difficultés à imposer des limites à leur progéniture quand à la consommation de jeux vidéos ou de télévision . Et c'est là qu'il devient compliqué pour les adultes de contrôler les programmes que les enfants regardent, les sites qu'ils consultent et les jeux vidéos auxquels ils jouent . Car, il est bien connu que certains programmes ou sites internet sont très violents et que les enfants, notamment les plus jeunes (de 2 à 5 ans) sont incapables de faire la différence entre la fiction et la réalité . Bien que la plupart des programmes soient contrôlés et inaccessibles aux enfants, la violence demeure tout de même présente dans de nombreux films ou dessins animés qui leurs sont destinés comme par exemple les mangas : « Dragon Ball Z », « Naruto »...Les enfants évoluent donc dans un monde de violence fictive issue de cette abondance de programmes télévisés ou de jeux vidéos qui leurs sont destinés ou non, sans être réellement conscients de l'impact et des conséquences que cela a sur eux . Car en effet, les enfants reproduisent inconsciemment ce qu'ils voient à travers des écrans d'ordinateurs ou de télévision . C'est pourquoi, la violence devient banalisée et toujours plus présente dans les lieux occupés par les enfants comme les écoles ou les centres de loisir, et qu'il devient de plus en plus difficile de faire prendre conscience aux plus jeunes qu'il y a bien une frontière réelle entre les dessins animés et la vie à l'école par exemple . La violence est partout certes, c'est pour cela qu'il serait intéressant d'expliquer les raisons de ce phénomène aux enfants afin qu'ils puissent mieux l'éviter.

C'est aujourd'hui un véritable combat que de s'atteler à ce que son enfant garde intactes créativité, imagination et curiosité, et c'est le même combat pour éviter que cet enfant devienne violent. On considère trop souvent le mot abruti comme un simple synonyme d'« imbécile » ou d'« idiot », mais on oublie que ce mot vient avant tout du mot brute, c'est du langage courant. Pourquoi cette confusion? Peut-être parce que les deux vont de pair, et apprendre aux élèves à bien choisir les programmes qu'ils visionnent ou auxquels ils jouent serait une bonne chose pour éviter de vivre plus tard au sein d'une société d'abrutis.


par lucie et thomas

µrochąiŋ ąrrêT: laïcité

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Par jérémiah - Publié dans : éducation - Communauté : La Cyber-résistance
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Jeudi 24 juillet 2008
| anecdote |
"ÉNERGIE : Deux attitudes sont possibles lorsque l'on monte sur un grand huit dans une fête foraine.
Un : s'asseoir dans le wagonnet du fond et fermer les yeux. Dans ce cas, l'amateur de sensations fortes éprouve une peur immense. Il subit la vitesse et chaque fois qu'il entrouvre les paupières, sa frayeur est décuplée.
La seconde attitude consiste à choisir le premier rang du premier wagonnet, à ouvrir grands les yeux en s'imaginant qu'on va voler et aller de plus en plus vite. Là, l'amateur ressent une grisante impression de puissance. De même, si une musique de hard rock surgit d'un haut-parleur alors qu'on ne s'y attendait pas, elle paraît empreinte de violence et assourdissante. On la subit tant bien que mal. Pourtant, si on le désire, on peut non pas subir mais utiliser cette énergie pour mieux l'absorber. L'auditeur est alors comme dopé et complètement survolté par cette violence musicale.
Tout ce qui dégage de l'énergie est dangereux quand on le subit et enrichissant si on le canalise à son propre profit.
"

~ Edmond Wells, Encyclopédie du Savoir Relatif et Absolu (par Bernard Werber) ~

µrochąiŋ ąrrêT: beautés secrètes

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Par jérémiah - Publié dans : anecdotes - Communauté : Ca et là
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Mercredi 23 juillet 2008
| O |

problème n°8: comment limiter la pollution, l'utilisation des matières premières et de l'énergie que nous fournisse la Terre tout en agissant selon le principe de l'anentropie * ?
localisation : Danemark
solution: l'éco-industrie
origine de la solution:

" Kalundborg, ville éco-industrielle.

L'industrie peut-elle imiter la nature et fonctionner, comme elle, en véritable écosystème, l'usine de l'un se « nourrissant » des rejets de l'autre ?
C'est la voie que tente de suivre l' « éco-industrie », et la référence en la matière se situe à Kalundborg, au Danemark. Tout a commencé au début des années 1960, quand la grande raffinerie Statoil s'est installée sur la petite commune de 20 000 habitants. Très gourmande en eau, la raffinerie pousse la municipalité à construire un pipeline qui la relie au lac de la ville. En échange de quoi, Statoil s'engage, après usage, à approvisionner en eau chaude la centrale thermique voisine (qui économise ainsi 90% de l'eau dont elle a besoin) et à retraiter son eau.
Quelques années plus tard, Gyproc, une usine qui fabrique du Placo-plâtre, a demandé à la raffinerie l'autorisation d'utiliser ses excès de gaz comme combustible pour chauffer le gypse et le plâtre. Mais c'est en 1998 qu'est né le projet le plus important : utiliser la vapeur d'eau issue de l'eau de refroidissement de la centrale à charbon qui fournit l'électricité à la ville pour chauffer les habitants, avant de l'acheminer vers deux entreprises : la raffinerie et la société pharmaceutique Nordisk. Les cendres de la centrale au charbon servent encore à Gyproc pour sa fabrication de ciment. La boue de la station d'épuration des eaux de la ville nourrit les enzymes et les bactéries d'un autre membre de l'éco-système, une usine de dépollution des sols, etc. Les résidus de levure de Novo Nordisk servent de fertilisant aux agriculteurs... Bilan ? La communauté d'entreprises de Kalundborg se targue de consommer 25% d'eau du lac en moins, d'avoir réduit la consommation de pétrole de 20000 tonnes et d'épargner à l'atmosphère plusieurs dizaines de milliers de tonnes de gaz carbonique par an. Au passage, les 75 millions de dollars investis depuis environ quinze ans ont été largement amortis puisque les économies se chiffreraient à 15 millions de dollars par an. Quelques parcs industriels ont suivi cet exemple en Australie, au Canada ou en Chine.
En France, les seuls écoparcs consistent à mutualiser des services comme la collecte des déchets ou les gardes d'enfants...
"

par Anne Debroise, pour le Science & Vie de juin 2008, Hors-Série n°243, p.88-89

µrochąiŋ ąrrêT: emmaüs

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* s'oppose à l'entropie. Phénomène par lequel une chose se renouvelle, et rend à la nature l'équivalent de ce qu'elle lui a donné.
Par jérémiah - Publié dans : écologie - Communauté : Ecosphere 21
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Mardi 22 juillet 2008

j'y crois
(4min)

Bonjour chers lecteurs !

Voici peut-être ma dernière lettre. Je dis bien « peut-être » parce que nul ne sait de quoi serait fait demain... En tous cas, c'est ma dernière lettre, en l'instant même où je l'écris.
Un tour du monde, c'est beau. Mais encore faut-il qu'il soit instructif. A vous de me le dire : notre tour du monde, moi, vous, qui me lisez, a t-il été instructif ?
J'ai donc quitté la Chine toute empreinte de rouge pour atteindre New Dehli, toute empreinte de orange. Mais ce n'est pas qu'une question de couleurs. Ici, à l'image de cet immense territoire qui de tous temps a absorbé toutes les énergies négatives, l'Inde fourmille d'une population humaine peut-être la plus variée, hormis dans la couleur de la peau, de visages et de formes, de sourires et de looks. La variété est telle que ma naine taille pourrait passer inaperçue. Mais mon exemplarité est telle aussi que ce n'est heureusement pas le cas.
L'Inde est un pays en pleine expansion, qui découvre un capitalisme dont peut-être elle se serait bien passé (on n'est jamais mieux sans la simplicité).
Or, puisqu'il faut parler de mes frères et soeurs handicapés, c'est bien là le problème. Bien que l'Inde ait signé la Convention des Nations Unis, ils sont tellement occupés à s'enrichir qu'ils se foutent comme d'une guigne de tous ces handicapés ! Au fond, il y a des discriminations... encore latentes. Du diabétique au malade le plus atteint, tous n'ont malheureusement pas les moyens de se payer un bon traitement. En fin de compte, les handicapés sont encore plus marginaux que les plus marginaux de ces euh... comment disent-ils déjà... les « Intouchables » ?
Si, si, c'est un peu ça !
Et c'est bien parce que leur situation me touche particulièrement (et aussi pour le goût exquis du thé) que j'ai décidé de rester. Eeeeh oui ! Non ne pleurez pas ! J'entends déjà vos cris de douleur et d'effroi ! Cela me touche !


Mais je resterai quand même. Na. Parole de nain.

(P.S. : Qu'allez-vous faire maintenant ? Je vais vous répondre : Vérifier quotidiennement sur l'article 1 de la page 1 de ce blog qu'un nouvel article de votre serviteur Gladeulf le Nain Vert soit en lien. N'est-ce pas une idée beautiful ? Eveurybody guerls ? Eveurybody boyes ?Alors à bientôt !)

par gladeulf

Par jérémiah - Publié dans : handicap - Communauté : handicap-injustices
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Samedi 19 juillet 2008




"JEU DE SAPE : Dans son livre intitulé Gödel, Escher, Bach, le mathématicien Hofstadter décrit un jeu qui se joue à deux et qui ne réclame aucune carte, aucun pion, aucun objet. Juste deux mains.
Au signal chaque participant tend la main et affiche avec ses doigts un chiffre de 1 à 5.
Le chiffre le plus grand gagne le nombre de points de différence entre les deux mains.
Par exemple si une main fait un 5 et l'autre fait un 3, la main qui a fait 5 gagne la différence : 2 points. Et on comptera 2 à 0. Normalement il suffit donc de faire toujours 5 pour gagner... mais il y a une deuxième règle qui vient compléter la première.
Si la différence entre les deux mains est de 1 point le plus petit chiffre gagne l'addition des deux mains.
Exemple : si une main fait 5 et l'autre 4, celle qui a fait 4 gagne l'addition des deux, donc 9 points.
Si les deux font le même chiffre cela ne compte pas et on continue. Ainsi de suite. Le premier qui a 21 points gagne. Certains évidemment peuvent jouer de l'argent. Ce jeu très simple, sans matériel et avec des règles rapides à intégrer, peut s'avérer à l'usage d'un haut niveau de psychologie et de subtilité puisqu'il faut sans cesse prévoir ce que l'autre pense, et surtout ce que l'autre pense que l'on pense.
A peine une stratégie a-t-elle réussi qu'il faut en changer pour surprendre de nouveau."


~ Edmond Wells, Encyclopédie du Savoir Relatif et Absolu (par Bernard Werber) ~

Par jérémiah - Publié dans : amusant - Communauté : Chroniques du temps présent
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Jeudi 17 juillet 2008

bang, bang, bang
(4min)

"Toi qui connais les souffrances que nous endurons ici, ne nous oublie pas dans tes prières."
Inscription à l'entrée de l'aire d'atterissage d'Arrakeen
(Archives historiques de Dar-es-Balat)
~ Frank Herbert, Les Hérétiques de Dune ~

“Les enfants-esclaves de l'agriculture américaine.

Aux États-Unis, dans l'agriculture, des centaines de milliers d'enfants sont exploités de la façon la plus brutale. La plupart de ces enfants-esclaves, dont bon nombre n'ont que douze ans, sont issus de familles latino-américaines. Ils se lèvent souvent à trois heures du matin et travaillent jusqu'à quatorze heures par jour. Ils sont exposés sans protection à des pesticides toxiques qui leur infligent des démangeaisons, des maux de tête, des vertiges et des vomissements. Ils n'ont, chaque jour, deux pauses d'un quart d'heure et un déjeuner de trente minutes. Considérés comme des bêtes de somme, les filles comme les garçons n'ont pas accès à des toilettes durant les heures de travail, ni à de l'eau pour se laver les mains ou pour boire.
Selon un rapport de Human Rights Watch (publié en juin 2000), qui qualifie le travail effectué par les enfants de "dangereux et exténuant", les accidents de travail sont fréquents, et notamment les blessures sur des outils. Alors que le salaire horaire minimum en vigueur est de $5.15, ces enfants sont parfois payés un ou deux dollars de l'heure. Ils ne bénéficient d'aucune couverture sociale, et très souvent ne sont pas scolarisés, étant donnée l'impossibilité de concilier vie scolaire et travail dans les champs.
Le rapport de l'organisation de défense des droits de l'homme précise que "le travail à la ferme est le travail le plus dangereux ouvert aux enfants de ce pays. Les lois américaines doivent être changées pour protéger la santé, la sécurité et l'éducation de ces enfants". Aux États-Unis, pour travailler chez McDonald, il faut avoir au moins 14 ans. Mais la législation américaine sur le travail des enfants dans l'agriculture, dont les lois cadres en vigueur remontent à 1938, exempte purement et simplement le travail agricole d'un quelconque âge minimum. Quant au temps de travail, aucune limite n'est fixée pour la journée ou la semaine.
Dans les années 30, un quart de la population américaine travaillait encore dans l'agriculture, et l'exemption des enfants de ce milieu de la législation sur le travail des mineurs prétendait tenir compte du caractère "familial" du travail à la ferme. Aujourd'hui, la situation a complètement changé. La vaste majorité des enfants employés le sont par des entreprises importantes de l'industrie agroalimentaire américaine. On peut en toute légalité faire travailler un enfant de 12 ans à la ferme jusqu'à ce qu'il tombe d'épuisement.
Cette exploitation constitue dans les faits une forme de discrimination raciale, puisque, comme l'explique le rapport, "sur tout le territoire, on estime que 85% des saisonniers et ouvriers agricoles appartiennent à des minorités raciales". En Arizona par exemple, 99% des travailleurs dans les champs sont d'origine "latino". Le rapport évoque le cas d'un certain Benjamin C., âgé de 15 ans, qui s'était profondément coupé le doigt. Aucun dispositif médical n'étant prévu sur place, l'enfant a été dû être expédié de l'autre côté de la frontière, au Mexique, pour recevoir des soins. Les jeunes filles qui travaillent dans les champs sont régulièrement victimes d'abus sexuels et de viols. Bon nombre d'entre elles ne parlent pas anglais, ne savent pas que de telles pratiques sont illégales, ou bien ne portent pas plainte par peur de perdre leur emploi ou de subir des représailles.
[...] Or, le rapport de Human Rights Watch indique que de nombreux enfants ont travaillé dans des champs immédiatement juste après que ceux-ci ont été traités avec des substances nocives, et même qu'ils y travaillaient pendant que des avions passant au-dessus de leurs têtes répandaient des insecticides et d'autres produits de traitement. "Un garçon de 16 ans nous a dit qu'il préparait et répandait des insecticides plusieurs fois par semaine, mais qu'il ne portait aucune protection puisque son employeur lui avait dit qu'il n'y avait rien à craindre ", peut-on lire dans le rapport.
Cette forme moderne d'esclavage infantile est pratiquée au New Jersey, en Floride, en Arizona, pour la récolte des fraises de Louisiane et dans l'agriculture américaine en général. Les enfants ne coûtent pas chers, et sont largement sans défense face à l'acharnement des contre-maîtres. Comble de l'hypocrisie, les États-Unis ont été à la pointe de la lutte pour la ratification du traité contre l'exploitation infantile, en 1999. Les États-Unis ont beau être l'un des pays qui violent de la façon la plus flagrante ce traité, le Congrès américain a officiellement décidé de refuser toute aide à des pays qui refuseraient de le signer... »

par Greg Oxley

| les enƒants du siècle | localisation : USA
Par jérémiah - Publié dans : enfants du monde - Communauté : La Cyber-résistance
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Mardi 15 juillet 2008
| anecdote |

"PLUS PETIT DÉNOMINATEUR COMMUN : L'expérience animale la plus partagée par tous les humains de la Terre est la rencontre avec des fourmis. On trouvera forcément des peuplades qui n'ont jamais vu de chat ou de chien ou d'abeille ou de serpent, mais on ne rencontrera jamais d'individus qui n'aient pas un jour joué à se laisser escalader par une fourmi. C'est notre vécu commun le plus répandu. Or, de l'observation de cette fourmi qui marche sur notre main nous avons tiré des informations de base. Un : la fourmi bouge des antennes pour comprendre ce qui lui arrive ; deux : elle va partout où il est possible d'aller ; trois : elle monte sur la deuxième main si on lui coupe le chemin avec celle-ci; quatre : on peut stopper une colonne de fourmis en traçant une ligne devant elle avec son Doigt mouillé (les insectes arrivent alors comme devant un mur invisible
infranchissable qu'elles finissent par contourner). Ça, nous le savons tous. Pourtant, ce savoir enfantin, ce savoir primaire partagé par tous nos ancêtres et tous nos contemporains ne sert à rien. Car il n'est ni repris à l'école (où l'on étudie la fourmi de manière rébarbative : par exemple en mémorisant le nom des morceaux du corps de la fourmi : franchement, quel intérêt ?), ni utile pour trouver un métier."


~ Edmond Wells, Encyclopédie du Savoir Relatif et Absolu (par Bernard Werber) ~

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Par jérémiah - Publié dans : anecdotes
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