avancées sociales

Mardi 29 avril 2008

µarce que je veux vivre
(4min)

"Celui qui discerne une chance et ne fait rien s'est endormi les yeux ouverts."
Sagesse Fremen.
~ Brian Herbert & Kevin J.Anderson, La Maison Corrino ~


le free-hugs :

chacun peut un jour, dans la rue, lors d'un rassemblement, dans les endroits les plus improbables et les plus froids, prendre un bout de carton, un panneau de bois et y dessiner "free hugs" (ou "câlins gratuits"...). Tenant bien haut cette nouvelle annonce dans la foule humaine des anonymes, il verra alors que le succès est au rendez-vous...

le freezing :

quelqu'un peut un jour décider de lancer un appel au rassemblement... pourquoi ? Pour participer à une gigantesque partie "freezing" : tout le monde vaque à ses occupations, et puis soudain, à un signal donné, se fige. N'importe l'action dans laquelle vous êtes, qu'importe la situation, qu'importe le mot que vous alliez dire, l'important, c'est de se figer, telle une statue...
Et alors, c'est là que parviennent l'ensemble des curieux...

Qu'elle est alors fragile cette barrière sociale qui nous empêche de nous parler les uns les autres, à nous les occidentaux...


par J.J.

Par jérémiah
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Lundi 28 avril 2008

problème n°6: comment combattre la propagande politique, publicitaire, capitaliste, dont font l'objet tous les citoyens des pays occidentaux ?
localisation: X
solution: en retournant les outils de cette même propagande contre elle.
origine de la solution:


L'imaginerie : C'est un concept qui me semble devoir être utilisé par des auteurs en tout genre visant à faire prendre conscience aux personnes assistant à la diffusion de toutes sortes de média, que la publicité (affiches, spots télé, internet), les informations, les clips musicaux, le cinéma hollywoodien, etc sont loin d'être faits pour les faire évoluer intellectuellement, mais plutôt faits pour simplifier leur vision des choses (le plus court chemin pour donner envie d'acheter, le plus court chemin pour se faire une idée du monde d'aujourd'hui, le plus court chemin pour se créer une culture...).
Tout ceci est grave, et à l'heure actuelle, l'enfant de 2 à 5 ans qui n'a pas encore la faculté de discerner le bon du mauvais et la fiction de la réalité, est constamment confronté à une avalanche d'images virtuelles néfastes, car en parfaite contradiction avec le libre arbitre que cet enfant est censé être amené à développer par la suite,et qui est du coup étouffé dans l'œuf.

À quel point est-ce néfaste?

Il faut savoir que derrière chacune des ces images virtuelles néfastes quelle qu'elle soit, il y a un staff créatif d'entre un et dix experts en graphisme, symbolique, etc. Le métier de ces personnes est de blouser le cerveau du public, par des images frappantes dont personne ne se méfie assez, car personne ne connait vraiment les innombrables formules qui permettent de les réaliser.

Je suis peut-être légèrement paranoïaque, penserez-vous... Laissez moi alors étayer ma vision des choses:

Saviez vous que l'une des principales raisons pour lesquelles vous sursautez devant un film d'angoisse, au moment où le méchant apparaît soudainement, est que ce méchant arrive par le
côté droit de l'image? En effet, notre sens de lecture, à nous occidentaux, et par là notre sens de balayage oculaire lors d'une vue d'image, se fait de gauche à droite. Par conséquent, si le méchant arrive par la droite, ça crée un choc.

Saviez-vous pourquoi dans la plupart des
publicités, la rotondité est la forme la plus utilisée? C'est parce que le rond symbolise la forme fœtale, donc, d'après Freud et ses successeurs, le bien être absolu (« l'ataraxie, qu'y disait... »), et dons ça donne envie d'acheter des choses carrées chez Darty.

Saviez-vous pourquoi une bande dessinée est aussi rapide et facile à lire? C'est parce que sans que vous vous en rendiez compte, votre lecture est orientée par la direction des lignes de fuites de chaque dessin du début à la fin des quarante-six pages, case après case, et page après page (je n'invente rien, ceci se nomme la technique du double Z (un Z pour la case, (l'ordre des bulles se fait de bas en haut et de gauche à droite), et un Z pour toute la page, répondant à une composition rigoureuse des lignes de fuites de chaque case pour que le lecteur, après avoir lu une des lignes de quatre cases de la page arrive automatiquement à celle d'en dessous, et qu'une fois la page terminée il ait envie de remonter jusqu'à la suivante, par l'intermédiaire d'une dernière ligne de fuite de bas en haut et de gauche à droite sur le côté droit de la dernière case.).

Sachant maintenant tout ça, vous demandez-vous toujours quelle est la maladie étrange de votre enfant qui après s'être fait une crête (premier symptôme assez peu alarmant) a ensuite perdu tout ce qui lui restait de sens commun et s'est subitement mis à gesticuler dans tous les sens en prétextant que c'est de la danse? Ne cherchez plus, c'est viral (pas besoin d'antibiotiques), contagieux et d'autant plus fourbe, que c'est une maladie qui s'attrape par les yeux (et les oreilles, suivant le cas).

Voilà le pouvoir des images. Mais il existe un remède (expérimental pour l'instant, et je compte sur vous pour le critiquer!) et c'est ce que j'ai décidé d'appeler « L'imaginerie ».

par thomas

"Quand l'observateur croit vraiment à l'illusion, elle devient réelle."
Maître d'Escrime Zon Noret
~ Brian Herbert & Kevin J.Anderson, Le Jihad Butlérien ~


µrochąiŋ ąrrêT: solution pour les criminels

article suivant | article précédent
Par jérémiah
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Mercredi 16 avril 2008

problème n°1: comment faciliter l'intégration des jeunes, qui ont évolué dans l'abandon le désespoir et la violence, dans la société ?
localisation: Bychory, Kolin, Česká Republika
solution: le centre de Bychory
origine de la solution:

« Bychory, la pension de tous les espoirs

Le vaste bâtiment blanc, le complexe sportif et les écuries sont plongés dans un épais silence. Soudain, le retentissement d'une sonnerie dérange cette ambiance de château endormi. Les salles de jeux, les chambres, la salle à manger, le studio d'enregistrement, les salles informatiques comme les ateliers de peinture, de poterie et de menuiserie s'animent subitement. C'est l'heure de la récréation. Un petit groupe de filles et de garçons se pressent autour d'un gaillard de 44 ans qui passe dans le couloir ; pendus à ses basques, ils lui relatent frénétiquement les évènements de la matinée. Nous sommes dans un centre pour ados en difficulté de la commune de Bychory, près de Kolin [à l'est de Prague, dans le centre du pays], et la popularité qui entoure son directeur, Ales Bures, n'a pas l'air feinte. Cela malgré le fait que ce centre n'est pas épargné par les critiques qui visent pratiquement tout le système de protection de l'enfance en République tchèque. Les enfants qui ont passé des années dans ces établissements d'Etat n'ont aucune perspective de réussite : des statistiques récentes révèlent que la moitié des jeunes pensionnaires des orphelinats tchèques finissent entre les murs d'une prison. Alors, en ce qui concerne le centre de Bychory, ne parlons pas immédiatement d'un coup de foudre, mais d'une preuve qu'au milieu de cette impitoyable machine on peut créer un monde inspiré.
[...] Mais peu importe ce qui les amenés ici. Ce à quoi le directeur tient par dessus tout, c'est que ces enfants se retrouvent dans un environnement de créativité. Bures sait de quoi il parle : il a lui-même été formé à l'école de la vie.
[...] « Les enfants du centre connaissent mon histoire. Puisque, d'une certaine façon, eux aussi sont exclus de la société, ils sentent intuitivement que je sais de quoi je parle quand je les pousse à ne pas tomber pour cela dans le désespoir ou la violence. Je leur dis souvent que, pour y arriver, il faut de la volonté. »
[...] Pour Ales Bures, le sens de son travail est clair. « Nous devons préparer les enfants pour le jour où ils partiront d'ici », affirme t-il, rappelant les problèmes notoires de l'assistanat. « L'échec relatif de nombreux centres réside dans le fait qu'ils créent autour des enfants une bulle de protection. Quand elle éclate, la crise est là, car une personne dotée d'une histoire traumatique et élevée cette façon ne sait plus comment avancer sans soutien. » Un des moyens d'apprendre aux jeunes le contact avec le « monde normal » est l'apprentissage de la gestion de l'argent. Les enfants du centre reçoivent de l'argent de poche, ils participent seuls à certaines sorties extrascolaires et doivent, à cette occasion, établir, puis respecter le budget de la journée. »


par Jaroslav Formanek, publié dans Reflex [quotidien de Prague], et traduit ensuite par Courrier International, pour l'édition n°909 du 3-9 avril 2008, p.22.

µrochąiŋ ąrrêT: dilemme du prisonnier

la chroniQue '[rev]O[lutions]'

| article suivant |
Par jérémiah
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander

Publicité

Présentation

Recherche

Derniers Commentaires

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus