Mardi 24 juin 2008
| a spoonƒull of sugar |

« ÉCRAN ET VEILLE : Dans son film Le Tube le réalisateur de documentaires Peter Entell montre comment les images agissent sur nous. Une expérience a été effectuée sur la différence entre spectateur de cinéma et spectateur de télévision.
Sur un même drap en toile est projeté un film. Sauf qu'une moitié de l'assistance est disposée avec le projecteur dans le dos, comme au cinéma, et la seconde avec le projecteur en face, donc une lumière qui arrive directement au visage, comme un téléviseur. À la fin, quand on questionne les spectateurs, ceux qui avaient la lumière dans le dos ont gardé leur capacité d'analyse et d'esprit critique sur le film, ceux qui l'ont reçue en face se sentent par contre passifs et n'ont pas de réelle opinion.
De même, ceux qui avaient la lumière en face révélaient une activité cérébrale plus faible durant le film que ceux qui l'avaient derrière eux. Peter Entell parle à propos de la télévision « d'avachissement de l'esprit ». On est dans la lumière qu'on reçoit au visage, donc on perd la distanciation. En revanche au cinéma on peut continuer à réfléchir car on ne voit que le reflet de cette lumière. »


~ Edmond Wells, Encyclopédie du Savoir Relatif et Absolu (par Bernard Werber) ~


Violence à l'école (1)

À l'h
eure où la violence à l'école est un gros problème, on parle beaucoup du monde virtuel de l'enfant. L'enfant d'aujourd'hui construit son monde virtuel dans des univers déjà virtuels (jeux vidéos, dessins animés, émissions de variété...). A l'école, les « Tortues ninjas », « Dragon ball Z » et autres « Power rangers » ont investi les cours de récré dans le dos des instits qui, du coup, passent pour des ringards (ils ne savent même pas c'est qui Naruto!). Doit-on s'en inquiéter ou l'apologie de la violence médiatique tous publics n'est-elle qu'une tendance anodine et passagère, et s'il faut s'en inquiéter, comment faire pour se battre contre elle dans les écoles? Mais avant tout, qu'est-ce que l'enseignement obligatoire aujourd'hui?

Aujourd'hui en France, l'école est obligatoire pour tous les enfants à partir de six ans. Cette formation obligatoire a pour but d'inculquer des connaissances de base à chacun afin qu'il puisse lire, écrire, ou encore compter. Dans l'enseignement élémentaire, la semaine de travail compte vingt-six heures réparties du lundi au vendredi soir ou au samedi midi, avec cependant un jour de repos : le mercredi .
Bien enten
du, les maîtres d'école ont un programme à suivre qui dépend de l'Éducation Nationale et qu'ils doivent scrupuleusement respecter . Ils doivent en effet enseigner à leurs élèves un certain nombre d'heures de français, de mathématiques, d'éducation physique et sportive ... Cependant certaines matières telles que l'écriture ou la lecture sont appliquées tout au long de la journée au cours de divers exercices. Par exemple, le professeur demande à un élève de lire la consigne d'un exercice, l'énoncé d'un problème.
A
l'école, on apprend très tôt à obéir à des règles de vie. Il faut tout d'abord apprendre à se taire quand le maître le demande, il faut demander la parole si on veut s'exprimer devant la classe, il faut aussi respecter les horaires de l'école : ne pas arriver en retard. De plus, les enfants doivent fournir un effort d'apprentissage obligatoire qui sera évalué puis noté par le professeur ; Les enfants sont donc obligés d'apprendre leurs leçons, de faire les exercices exigés pour obtenir ensuite des notes convenables et passer dans la classe supérieure . Si cet apprentissage convient à un certain nombre d'enfants, d'autres peuvent cependant se trouver en décalage avec cet enseignement et s'en sentir exclus.
Sur le rappor
t d'information n° 169 du site officiel du Sénat français, intitulé « Images de synthèse et monde virtuel de l'enfant », le psychanalyste Serge Tisseron expose que l'enfant parvient parfaitement à découpler le monde imaginaire et le monde réel: « de la dînette avec « vente » de cailloux, aux petits soldats, derrière des cubes en carton, l'enfant joue tout en sachant que c'est de la fiction (« on disait que... ») ». Il associe ensuite à cette thèse la question de l'audiovisuel sur ce point: « L'enfant, très souvent, arrête la cassette, la reprend, recule, revisionne, exactement comme il ferait avec un livre. (...) Il parle spontanément du film qu'il a vu. C'est quand l'échange n'est plus possible que les difficultés peuvent surgir ».
Afin de bie
n représenter l'importance de cette dernière phrase en ce qui concerne le rapport monde virtuel violent / violence à l'école, il convient de se familiariser avec quelques connaissances d'imagerie.


par lucie et thomas

µrochąiŋ ąrrêT: l'histoire, autrement

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Par jérémiah - Publié dans : éducation - Communauté : La Cyber-résistance
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Lundi 23 juin 2008
| 10h37 |
"BÊTISE NATURELLE : Françoise Giroud déclara un jour : « On pourra considérer les hommes et les femmes égaux en politique le jour ou il y aura des femmes ministres incompétentes. » De la même manière : « On pourra considérer les hommes et les ordinateurs égaux en intelligence le jour ou surgiront des ordinateurs commettant des bêtises. » On pourrait appeler ces errements de la « bêtise artificielle » Attention, je ne parle pas des bugs ou des virus. Ce que devraient inventer nos génies de l'informatique, c'est une sorte de maladresse, une insouciance informatique proche de l'insouciance humaine. Ces outils deviendraient un brin plus sympathiques. Plus « humains » On pourrait mieux les accepter comme partenaires de travail car on penserait alors qu' « ils nous ressemblent » Ils ne seraient plus seulement froids et efficaces, ils auraient leur propre zone d'incompétence, due non pas à des erreurs « physiques » mais à un « je-m'en-foutisme », voire à « un manque de jugeote » Bien sûr, il reste à inventer cette bêtise artificielle bien plus complexe à mettre au point que l'intelligence artificielle, étant donné qu'elle est floue et qu'il s'agit d'une notion nouvelle. Mais je ne suis pas mécontent d'ouvrir ici un nouvel horizon à l'intention de tout le monde informatique. Et qui sait, après on enchaînerait en inventant des névroses, des doutes, des obsessions pour nos chers ordinateurs enfin rendus à plus de convivialité...Et puis surgiraient alors nombre de nouvelles professions : psychothérapeutes d'ordinateurs, réeducateurs, rassureurs de programmes.
Tant que les ordinateurs étaleront la prétention d'être un jour parfaits, nous ne pourront pas vraiment les aimer."


~ Edmond Wells, Encyclopédie du Savoir Relatif et Absolu (par Bernard Werber) ~

µrochąiŋ ąrrêT: recyclage des ordinateurs

la chroniQue '10h37'

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Par jérémiah - Publié dans : informatique
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Dimanche 22 juin 2008

Me voici arrivé dans le pays des Landers, de la choucroute et des bières. Eh oui, je vous vois venir avec vos clichés à n'en plus finir. Non, mais c'est vraiment usant d'entendre des préjugés sur les nations que vous ne connaissez pas du tout. Croyez-vous qu'en Autriche il n'y ait que de la choucroute et de grands auteurs de musique classique ? Et accessoirement, des incestueux comme Fritzl ?
Moi je vous dit non.
Un pays, c'est toute une ambiance, des regards, des attitudes, des réactions. Ce n'est pas seulement le paysage qui est important, c'est aussi les êtres humains. Il y a la façon avec laquelle on vous regarde, la façon avec laquelle on vous reçoit, la façon qu'on a de vous poser des questions et de recevoir les vôtres.
Enfin bon, passons. Petite leçon de morale gratuite. Non ne remerciez pas votre nain serviteur, c'est tout à fait gratuit.
Le temps de mon séjour ici, j'ai fréquenté les cours de l'Université de Vienne. On a pas eu de mal à me prendre pour un élève, et même un élève de primaire, accessoirement. Euh, mauvaise passe, oui. Mais l'essentiel, c'est que vu ma naine mocheté, on ne peut ni savoir que je ne suis pas autrichien, ni que je suis d'ailleurs.
Ici, mes frères handicapés sont certes pris en considération mais on a fait que la moitié du chemin. Pas moins de 9 Landers gèrent 90 lois fédérales et nationales sur la handicap. Il n'y a pas ou peu de prise en charge individuelle des personnes handicapées. Il faut nécessairement qu'elle passe par des institutions privées dédiées à cette cause, qui se chargent ensuite de les former à la vie professionnelle et de les intégrer ensuite. Il y a bien une région, Vorarlberg, qui a voulu intégré directement les handicapés dans la vie active. Mais cela reste perçu comme une expérimentation.
Petite détail : ici, les handicapés sont reconnus comme tel -par des médecins- s'ils sont à 50% affectés par leur handicap. Hum, et 30% ? 20% ? J'aimerai bien voir la différence...
Enfin, le reste est ordinaire : quotas d'embauche, compensation de discrimination, etc.
Maintenant je vais me manger une bonne choucroute ! Euh...


(P.S. : Qu'allez-vous faire maintenant ? Je vais vous répondre : Vérifier quotidiennement sur l'article 1 de la page 1 de ce blog qu'un nouvel article de votre serviteur Gladeulf le Nain Vert soit en lien. N'est-ce pas une idée beautiful ? Eveurybody guerls ? Eveurybody boyes ?Alors à bientôt !)

par gladeulf

Par jérémiah - Publié dans : handicap - Communauté : handicap-injustices
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Samedi 21 juin 2008
| sur la Route |

where the streets have no name
(4min)


Les images défilent. Le paysage n'est plus qu'un magma de couleurs passant en accéléré à travers la fenêtre de la voiture. Cela fait un certain temps que nous roulons ainsi, au milieu des campagnes de l'Essonne.
Nous ra
lentissons. Une ville. Les images deviennent beaucoup plus claires maintenant. Les commerces viennent remplacer les campagnes comme une longue procession de vitrines lumineuses. On s'arrête. Devant moi s'étire un long mur. Dessus, des graffitis. Lecture.
D
es poêmes; des hommages, des photos... Tout un monde s'étire devant moi. J'y lis l'esprit de quelqu'un à la recherche de lui-même. Quelqu'un qui souffre mais qui espère en même temps tellement de la vie. Quelqu'un qui se retrouve dans ces Heroes ou dans ces Avril Lavigne. ¤ ¤ ¤ J'aurais aimé avoir une vie parfaite
Même si le parfait ne comble pas ¤ ¤ ¤
Et pui
s le discours évolue, brique après brique, graffitis après graffitis. Il change, se renie, se redécouvre. Il ne se cherche plus. Il cherche à s'exprimer.
Parfoi
s, j'entrevois quelques photos ici et là, des images en noir et blanc, comme d'une vie qui se serait déroulée il y a longtemps. Mais non, ce n'est que Lolita, 15 ans, vivant à Arles. A Arles ? Tellement loin d'ici... Mais pourtant, autant de chaleur dans de si jolis yeux, ça rend les gens proches...
Là, c'est un peu différent. Une annonce me retient tout de suite l'attention. Une jument d'à peine 4 ans serait décédée dans des conditions barbares... Merci à toi pour ce message, je sais à quel point la bêtise humaine peut aller loin... Mais continue à nous dévoiler ton monde, c'est un vrai plaisir.
Et pu
is, enfin, au hasard de tout ces inscriptions écrites à la va vite, il y a ce texte. Un texte d'une personne qui ne se reconnait plus, qui se voit de l'extérieur un peu comme si son esprit avait quitté son corps... T'inquiète, je crois que je connais bien de quoi tu parles. Nous sommes tous des paradoxes à notre manière...


par JJ.

Par jérémiah - Publié dans : blogs - Communauté : La gazette des blogs
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Mercredi 18 juin 2008
 | in daGobah house |
"Les quatre accords toltèques : Don Miguel Ruiz est né au Mexique d'une mère curandera (guérisseuse) et d'un grand-père nagual (chaman). Il suit des études de médecine, devient chirurgien, mais un accident lui fait vivre une NDE (Near Death Experience, ou en français EMI « Expérience de Mort Imminente »). Suite à cet accident, il décide de retrouver le savoir des chamans, et devient nagual de la lignée des Chevaliers de l'Aigle, une lignée qui s'est vouée à transmettre l'enseignement des anciens Toltèques. Dans son livre Les Quatre Accords toltèques, il propose un code de conduite, un résumé de son enseignement en quatre comportements qui permettent de se libérer du conditionnement collectif et de la peur du futur.
« Premier Accord. Que votre parole soit impeccable.
Parlez avec intégrité, ne dites que ce que vous pensez vraiment. N'utilisez pas la parole contre vous-même, ni pour médire d'autrui. La parole est un outil qui peut détruire, prenez conscience de sa puissance et maîtrisez-la. Pas de mensonge ni de calomnie.
Deuxième Accord. Ne réagissez à rien de façon personnelle.
Ce que les autres disent sur vous et font contre vous n'est qu'une projection de leur propre réalité, de leurs peurs, de leurs colères, de leurs fantasmes. Exemple : si quelqu'un vous insulte, c'est son problème, ce n'est pas le vôtre. Ne vous vexez pas, et ne vous remettez pas en question pour autant.
Troisième Accord. Ne faites aucune supposition.
Ne commencez pas à élaborer des hypothèses de probabilités négatives, pour finir par y croire comme s'il s'agissait de certitudes. Exemple : si une personne est en retard, vous pensez qu'il lui est arrivé un accident. Si vous ne savez pas, renseignez-vous. Ne vous convainquez pas vous-mêmes de vos propres peurs et de vos propres mensonges.
Quatrième Accord. Faites de votre mieux.
Il n'y a pas d'obligation de réussir, il n'existe qu'une obligation de faire au mieux.
Si vous échouez, évitez de vous juger, de vous culpabiliser et d'éprouver des regrets. Tentez, entreprenez, essayez d'utiliser de manière optimale vos capacités personnelles. Soyez indulgent avec vous-même. Acceptez de ne pas être parfait, ni toujours victorieux. »"

~ Edmond Wells, Encyclopédie du Savoir Relatif et Absolu (par Bernard Werber) ~

µrochąiŋ ąrrêT: avenir

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Par jérémiah - Publié dans : communiquer - Communauté : Ca et là
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Mardi 17 juin 2008

où le fanatisme...
(6min)

"Le fanatisme est toujours un signe de doute réprimé."
Iblis Ginjo, Le paysage de l'humanité
~ Brian Herbert & Kevin J.Anderson, La guerre des machines ~

† Tomás de ToЯquemada (1420 à Torquemada ou Valladolid, Espagne - 16 septembre 1498 à Ávila, Espagne), était un moine dominicain, confesseur de la reine Isabelle de Castille et du roi Ferdinand II d'Aragon, et premier Grand Inquisiteur de l'Inquisition espagnole de 1483 à sa mort. Il est passé à la postérité comme l'un des symboles de l'intolérance et du fanatisme religieux. †

† Il est très tôt nommé "prieur" (premier administrateur) du monastère de Santa Cruz à Segovia.Renommé pour son austérité, sa dévotion et son érudition, il devint confesseur de la princesse Isabelle, héritière de la Castille, alors qu'elle n'était encore qu'une enfant. Il entreprit de lui inculquer le devoir qu'elle aurait, en tant que futur souveraine, de défendre l'unité religieuse du Royaume, et le bénéfice politique qu'elle pourrait en retirer.
A partir d'un simple tribunal à Séville en 1481, un réseau de tribunaux inquisitoriaux ("Saint-Offices") fut développé à travers le pays, certains permanents, d'autres itinérants, permettant de mailler le territoire - notamment à Cordoue, Tolède, Valladolid, Ávila, Jaén pour la Castille et Saragosse, Valence, Barcelone, et Majorque pour le royaume d'Aragon. Après ToЯquemada, d'autres tribunaux seront encore créés, notamment dans les nouvelles possessions américaines de l'Espagne.
Par ailleurs, la confiscation des biens des "hérétiques" (ou déclarés tels) au profit exclusif de l'Inquisition procura à celle-ci une très grande richesse - et donc un pouvoir et des moyens d'action encore plus étendus. Ce fut d'ailleurs une source de tensions avec les souverains Isabelle et Ferdinand, pourtant mandataires de ToЯquemada, qui avaient espéré qu'une partie de cet argent viendrait alimenter le trésor public. Il fallut l'intervention du pape Alexandre VI pour que l'Inquisition espagnole consente à se déposséder d'une partie de son butin. †

† En 1483, le "Conseil de l'Inquisition Suprême et Générale" (abrégé la Suprema) fut institué. Pour le présider, la fonction de Grand Inquisiteur (Inquisidor General) fut créée, à laquelle ToЯquemada fut nommé la même année, par une bulle papale. Bien que sous l'autorité théorique des monarques espagnols, le Grand Inquisiteur, en tant que représentant du Pape, avait la haute main sur l'ensemble des tribunaux inquisitoriaux et pouvait déléguer ses pouvoirs à des inquisiteurs de son choix, qui étaient responsables devant lui. Il est intéressant de noter que la fonction de Grand Inquisiteur était la seule fonction publique dont l'autorité s'étendait à tous les royaumes composant l'Espagne, constituant ainsi un relais utile pour le pouvoir des souverains.
Le pouvoir de l'Inquisition sur la vie des Espagnols était immense. Chaque âme chrétienne âgée de plus de douze ans (pour les filles) ou de quatorze ans (pour les garçons) était pleinement responsable devant elle. Les hérétiques (ou déclarés tels) et les conversos (juifs et musulmans convertis) étaient les premières cibles, mais toute personne critique de l'Inquisition était considérée comme suspecte.
L'Inquisition, sous la houlette de ToЯquemada, se caractérisa par son caractère impitoyable et sa brutalité. Les dénonciations anonymes, le recours à la torture pour extorquer des aveux étaient des pratiques courantes. Les "formes" étaient cependant respectées - même si aujourd'hui ces subtilités peuvent nous apparaître hypocrites ou simplement absurdes : l'Eglise n'ayant pas le droit de verser le sang, des tortures "adaptées" étaient employées lors de la Question destinée à extorquer des aveux aux suspects (par exemple le supplice de l'eau, ou le broyage des membres) ; de la même manière, l'Eglise n'avait pas formellement le droit de donner la mort, et les personnes condamnées pour les crimes d'hérésie jugés les plus graves (notamment les relaps) étaient remises au "bras séculier" (l'autorité civile) pour être exécutées par le feu ou par d'autres méthodes (pendaison...).
Avec l'aide de légistes, ToЯquemada rédigea un « code de l'inquisiteur » de vingt-huit articles, qu'il promulgua le 29 novembre 1484 à l'occasion de l'assemblée générale des inquisiteurs à Séville. Il travaillera jusqu'à sa mort à affiner ce code en fonction de l'expérience acquise.
A la fin de sa vie, il se retira au couvent Saint-Thomas d'Ávila, qu'il avait fait construire, reprenant la simple vie de frère, tout en continuant d'occuper la fonction de Grand Inquisiteur et de réfléchir aux meilleures règles pour conduire et encadrer l'Inquisition. Il reçut à plusieurs repris la visite des souverains (et se rendit à Salamanque en octobre 1497 pour être aux côtés prince Don Juan mourant et réconforter le roi et la reine). En 1498, il présida à sa dernière assemblée générale des inquisiteurs. †

† Les scientifiques estiment aujourd'hui le nombre de personnes envoyées au bûcher comme étant probablement proche de 2000 personnes, une grande majorité étant des conversos d'origine juive. †


(par wikipedia)

µrochąiŋ ąrrêT: joie

la chroniQue 'tołems'

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Par jérémiah - Publié dans : religions - Communauté : Histoire Géographie
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Jeudi 12 juin 2008
(suite) « Peut-on encore sauver les Nukaks ?
Colombie. Les Nukaks, l'un des derniers peuples nomades du bassin amazonien, ne sont connus que depuis 1988. Aujourd'hui chassés de leur territoire ancestral, ils succombent rapidement aux maladies.

Les médecins commencent à examiner les Nukaks sous une tente montée rapidement sur quatre piquets. Les mères portent leurs enfants dans leurs bras avec énormément de précautions. Presque tous les enfants ont des crevasses, des ulcères et des zones blanchâtres sur les pieds. Les médecins mesurent et pèsent les garçons et les filles et découvrent que leurs pieds, leurs cheveux et leur peau sont des nids de parasites. Comment ces petits Nukaks ont-ils survécu à une telle infestation ? « Pour eux, il se passe l'inverse de ce qui se passe pour nous, répond la pédiatre. Lorsque nous allons en forêt, les parasites ont raison de nous parce que nous n'avons pas l'habitude du contact avec eux, et que nous n'avons donc pas développé d'anticorps contre les maladies qu'ils provoquent. Les Nukaks ont acquis une certaine immunité contre ces maladies, et ils n'en meurent pas. En revanche, ils ne connaissent pas les maladies qu'apporte l'homme blanc, et quelque chose d'aussi banal qu'une grippe peut facilement les tuer. »
Avant, raconte Manuel García, les Nukaks avaient leurs propres guérisseurs, les payé. Ceux-ci connaissaient le pouvoir curatif des plantes et avaient des pouvoirs surnaturels. Mais les premiers contacts avec les colons ont apporté l'épidémie. Elle a tout emporté, même les guérisseurs.
[...]
Il y a quelques années à peine, ces Indiens menaient une vie très primitive, faisant du feu en frottant deux morceaux de bois, comme leurs ancêtres. Derrière le campement se trouve une mare stagnante, à laquelle on accède par une planche. Le matin, les femmes viennent s'y baigner en groupe. L'eau grouille d'insectes et de feuilles mortes. Une bande de capucins au pelage roux fait irruption dans les cîmes de arbres qui entourent le campement. Deux martins-pêcheurs au plumage chatoyant -pour les Nukaks, ce sont des porte-bonheur- lancent des cris apeurés.
Dans le groupe des journalistes, nous nous demandons si nous allons passer la nuit dans la réserve, comme prévu. Non. Personne ne veut attendre la ronde nocturne des paramilitaires dans Barrancón Bajo. À 5 heures de l'après-midi, le cortège de journalistes et de médecins prend donc le chemin du retour vers San José del Guaviare. Nous revenons le lendemain. Mauricio et d'autres Nukaks sont partis à la chasse très tôt, mais ils n'ont rapporté que quelques poissons. « Ces groupes ont été déplacés à cause des groupes armés, explique Manuel. Ils ne pouvaient pas supporter ces affrontements, ces fusillades dans la forêt. C'est pour ça qu'ils sont partis, à cause de la peur. » Au dire de Manuel, la menace a surpris les Nukaks à Caño Makú, au milieu de la grande réserve territoriale, d'une superficie de 632 160 hectares, entre les rivières Guaviare et Inírida. À quoi bon disposer d'une telle étendue, si les colons en franchissent les limites selon leur bon plaisir et si les combattants en chassent les occupants légitimes ? « Ils ont choisi de partir tant qu'il y aura des problèmes. Quand il y aura le calme, ils rentreront chez eux. »


Par Oscar Bustos B., pour le trimestriel colombien Número, article repris ensuite par Courrier International, dans le numéro hors-série de juin-juillet-aout 2007, p.55.

Par jérémiah - Publié dans : identités et cultures en péril - Communauté : Les minorités philosophiques
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Lundi 9 juin 2008
| masQues |


lollypop
(3min)








On vous dit que vous êtes une "lollypop" ? Votre témoignage ?
Par jérémiah - Publié dans : look - Communauté : L'Avis des Eclectiques
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Samedi 7 juin 2008

kery james - banlieusards
(8min)

"On n'est pas condamne à l'échec, voilà l'chant des combattants
Banlieusard et fier de l'être, j'ai écrit l'hymne des battants
Ceux qui n'font pas toujours ce qu'on attend d'eux
Qui n'disent pas toujours c'que l'on veut entendre d'eux
Parce que la vie est un combat
pour ceux d'en haut comme pour ceux d'en bas
Si tu n'acceptes pas ça c'est que t'es qu un lâche
Ecoute ce morceau, lève toi et marche
C'est 1 pour les miens, arabes et noirs pour la plupart
Et pour mes babtous (blanc), prolétaires et banlieusards
Le 2, ce sera pour ceux qui rêvent d'une France unifiée
Parce qu'à ce jour y'a deux France, qui peut le nier ?
Et moi je serai de la 2eme France, celle de l'insécurité
Des terroristes potentiels, des assistes
C'est c'qu'ils attendent de nous, mais j'ai d'autres projets qu'ils retiennent ça
Je ne suis pas une victime mais un soldat
Regarde moi, j'suis noir et fier de l'être
J'manie la langue de Molière, j'en maîtrise les lettres
Français parce que la France à colonise mes ancêtres
Mais mon esprit est libre et mon Afrique n'a aucune dette
Je suis parti de rien, les pieds entravés
Le système ne m'a rien donné, j'ai du le braver
Depuis la ligne de départ, ils ont piège ma course
Pendant que les keufs me coursaient, eux investissaient en bourse
J'étais sensé échoué, finir écroué
La peau trouée
et si j'en parle la gorge nouée
C'est que j'ai nagé dans des eaux profondes sans bouée
J'ai le ghetto tatoué, dans la peau, j'suis Rebel comme ekoué
Mais l'espoir ne m'a jamais quitté
En attendant des jours meilleurs, j'ai résisté
Et je continue encore
Je suis le capitaine dans le bateau de mes efforts
J'n'attend rien du système, je suis indépendant
J'aspire à être un gagnant donné perdant
Parce qu'on vient de la banlieue, c'est vrai, qu'on a grandi, non
Les yeux dans les bleus mais des bleus dans les yeux
Pourquoi nous dans les ghettos, eux à L'ENA
Nous derrière les barreaux, eux au sénat
Ils défendent leurs intérêts, éludent nos problèmes
Mais une question reste en suspens, qu'a-t-on fait pour nous même ?
Qu'a-t-on fait pour protéger les nôtres
des mêmes erreurs que les nôtres ?
Regarde c'que deviennent nos petits frères
D'abord c'est l'échec scolaire, l'exclusion donc la colère
La violence et les civières, la prison ou le cimetière
On n'est pas condamnés à l'échec
Pour nous c'est dur, mais ça ne doit pas devenir un prétexte
Par honneur pour ce qu'ont accompli nos parents
On n'peut pas baisser les bras
Malgré les déceptions et les dépressions
Suite à la pression, que chacun d'entre nous ressent
Malgré la répression et les oppressions
Les discriminations, puis les arrestations
Malgré les provocations, les incarcérations
Le manque de compréhension, les peurs et les pulsions
Leur désir, de nous maintenir la tête sous l'eau
Transcende ma motivation
Nourrit mon ambition
Il est temps que la 2ème France s'éveille
J'ai envie d'être plus direct, il est temps qu'on fasse de l'oseille (argent)
C'que la France ne nous donne pas on va lui prendre
J'veux pas brûler des voitures, mais en construire, puis en vendre
Si on est livré à nous même, le combat faut qu'on le livre nous même
Il ne suffit pas de chanter, « regarde comme il nous malmène »
Il faut que tu apprennes, que tu comprennes et que t'entreprennes
Avant de crier « c'est pas la peine ! Quoi qu'il advienne, le système nous freine ! »
A toi de voir ! T'es un lâche ou un soldat ?
Brandis l'épée du courage, entreprends et bats toi !
banlieusard et fier de l'être
On n'est pas condamné à l'échec diplômés, éclairés ou paumés
En 4x4 en tromé (metro), gentils ou chantmé (mechant)
La banlieue a trop chômé, je sais c'que la France promet
Mais que c'est un crime contre notre avenir que la France commet
C'est pour les discriminés, souvent incriminées
Les innocents, qu'ils traînent comme de vrais criminels
On a l'image des prédateurs, mais on est que des proies
Capables mais coupables et exclus de l'emploie
Si j'rugis comme un lion c'est qu'j'compte pas m'laisser faire
J'suis pas un mendiant, j'suis venu prendre c'qu'ils m'ont promis hier
Même s'il me faut 2 fois plus de courage, 2 fois plus de rage
Car y'a 2 fois plus d'obstacles et 2 fois moins d'avantage
Et alors ?! Ma victoire aura 2 fois plus de goût
Avant d'pouvoir la savourer, j'prendrai 2 fois plus de coups
Les pièges sont nombreux, il faut qu'j'sois 2 fois plus attentif
2 fois plus qualifié et 2 fois plus motivé
Si t'aimes pleurer sur ton sort, reste pas à côté d'moi
J'te l répète, je n'suis pas une victime et un soldat
Banlieusard et fier de l'être
On n'est pas condamné à l'échec !

On est condamné à réussir
A franchir les barrières, construire des carrières
Regarde c'qu'ont accompli nos parents
C'qu'ils ont subi pour qu'on accède à l'éducation
Ou serai t-on sans leurs sacrifices ?
Comme Mahmoud pour Thays.....
Bien sur que me travail a du mérite
O combien j'admire nos pères
Manutentionnaire mais fiers
Si on gâche tout est le respect ?
Si on échoué ou est le progrès ?
Chaque fils d'immigré é est en mission
Chaque fils de pauvres doit avoir de l'ambition
Tu peux pas laisser, s'évaporer tes rêves en fumée
Dans un hall enfumé
A fumer des substances qui brisent ta volonté
Anesthésient tes désir et noient tes capacités
On vaut mieux que ça !
Rien n'arrête pas un banlieusard qui se bat
On est jeunes, forts et nos sœurs sont belles
Immense est le talent qu'elles portent en elle
Ce texte je vous le devais
Même si j'l'écris le cœur serré
Et si tu pleures, pleure des larmes de détermination
Car ceci n'est pas une plainte, c'est une révolution !
Vois tu des faibles ici ?
Je ne vois que des hommes qui portent le glaive ici
Banlieusards et fiers de l etre
On est pas condamnes a l echec !"

Par jérémiah - Publié dans : musique - Communauté : Ca et là
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Vendredi 6 juin 2008
"Samadhi : Le bouddhisme évoque le concept de Samadhi. Ordinairement, nos pensées vagabondent en tous sens. Nous oublions ce que nous sommes en train de faire pour songer aux évènements de la veille ou prévoir des projets pour le lendemain. En état de Samadhi, complètement concentré sur l'action présente, on devient maître de son âme. Le mot sanskritn Samadhi peut se traduire par « état d'être fermement fixé ».
En état de samadhi les expériences des sens ne signifient rien. On est déconnecté du monde matériel et de tous les conditionnements, il n'y a qu'une motivation : l'Éveil (Nirvana).
On peut y parvenir en trois étapes.
La première est le « Samadhi sans Image ». il faut visualiser son esprit comme un ciel sans nuages. Les nuages, qu'ils soient noirs, gris ou or, sont nos pensées qui troublent le ciel. On les chasse une par une au fur et à mesure qu'elles apparaissent, jusqu'à avoir un ciel clair.
La deuxième étape est le « Samadhi sans Direction ». C'est un état dans lequel il n'y a pas de chemin particulier vers lequel on souhaite aller, on n'a aucune préférence dans aucun domaine. On se visualise comme une sphère posée sur un sol plat qui malgré sa forme et sa fonction ne roule vers nulle part.
Enfin la troisième étape est le « Samadhi de la Vacuité ». C'est une expérience dans laquelle on perçoit tout pareil. Il n'y a ni bien ni mal, pas de choses agréables ou déplaisantes, ni passé, ni futur, pas de choses proches ou lointaines. Tout est égal. Et comme tout est similaire, il n'y a aucune raison d'adopter une attitude différente envers quoi que ce soit."

~ Edmond Wells, Encyclopédie du Savoir Relatif et Absolu (par Bernard Werber) ~



µrochąiŋ ąrrêT: un jour, fatalement

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Par jérémiah - Publié dans : philosophie - Communauté : Chroniques du temps présent
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